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Nos racines entrelacées

L'histoire du pamphlet

L'histoire du pamphlet

Histoire bien connue dans la famille !!

 

Entrons au numéro 4, rue de la Contrescarpe.
L'ancienne rue de la Contrescarpe, située dans le 12ᵉ arrondissement de Paris, correspond aujourd'hui au boulevard de la Bastille, anciennement nommé boulevard de la Contrescarpe.

 

Paris, boulevard de la Contrescarpe

 



Nous sommes chez Charles et Marie Anne de Savare du Moulin, nos 5 fois arrière-grand-parents paternels.

 

Dans un premier temps, installons les personnages.


Charles est procureur du roi et hommes de lettres.
Il voit le jour le 15 août 1783, à Cellettes, au château d'Ornay, dans le Loir et Cher.

Le château d'Ornay

Le château d'Ornay

Datant du règne de Louis XIII, le château était situé sur la route de Seur

Datant du règne de Louis XIII, le château était situé sur la route de Seur

L'histoire du pamphlet
L'histoire du pamphlet

Son père est Pierre Jacques François Savare du Moulin, seigneur d'Ornay, mentionné dans le "Catalogue des gentilshommes en 1789", un recueil recensant les membres de la noblesse française avant la Révolution. Il y est décrit comme "ancien chevau-léger de la Garde du Roi", un corps d'élite de la cavalerie royale. Ce titre indique qu'il faisait partie de l'unité d'élite chargée de la protection du roi. Il fut aussi maire de Cellettes.
Sa mère est Claude Jeanne de Brunyer de Villesablon, descendante du médecin de Monsieur Gaston d'Orléans, frère du roi Louis XIII, Abel Brunyer.


Son parrain est Charles Jacques Lambert de la Riffaudière, écuyer, Seigneur de la Riffaudière, qui une fois tombé en veuvage, se remarie avec une demoiselle Savare.
Et sa marraine est Marie Madeleine de Boisgueret de la Vallière, épouse du parrain.

Acte de naissance de Charles

Acte de naissance de Charles

Quant à Marie Anne, elle est née à Liège, le 24 mai 1781, elle est baptisée dans l'église de Notre Dame aux Fonts.
Par contre, je ne sais pas si c'est nom est Modave ou de Modave .. cela change d'un acte à l'autre.
Certains nobles ont laissé la particule de côté lorsque cela ne les arrangeait pas.

Son père, Georges Hubert de Modave, provient de la paroisse Saint Jean Baptiste, et sa mère, Marie Marguerite Salkin, de la paroisse Saint Thomas.

Sa marraine est nommée Demoiselle, Marie Anne Genin.
Son parrain est Lambert Laguesse, horloger et époux de la marraine.

Acte de naissance de Marie Anne

Acte de naissance de Marie Anne

Charles et Marie Anne se marient le 8 juin 1822, à Paris.

Leur année de mariage est inscrite sur l'acte de naissance de leur fille, Sophie, notre 4 fois arrière-grand-mère.
Sophie naît 6 ans avant leur mariage.

 

 

L'histoire du pamphlet

LE PAMPHLET

La famille habite alors, rue Jacob, au n°8, dans le 6ème arrondissement de Paris.

En mars 1832, Charles, partisan de Maraue Caroline duchesse de Berry, et donc de son fils, Henri, prend fait et cause contre le roi Louis Philippe, il fait circuler un pamphlet et la famille est alors contrainte à l'exil, et part s'installer à Liège.

Le contexte historique ..

 

En mars 1832, la France est sous la monarchie de Louis Philippe Ier, dit le roi des Français.
Mais beaucoup de royalistes légitimistes (fidèles à la branche aînée des Bourbons) refusent de reconnaître ce roi qu’ils considèrent comme un usurpateur.

Ils soutiennent la duchesse de Berry, veuve du duc de Berry assassiné en 1820.
Elle revendique le trône pour son fils, Henri d'Artois, le jeune comte de Chambord, que ses partisans appellent Henri V.



Charles est l'auteur d'une caricature dénommée " L'araignée",

Source: La Quotidienne, du 28 mars 1832

Source: La Quotidienne, du 28 mars 1832

Source: La Quotidienne, du 31 mars 1832

Source: La Quotidienne, du 31 mars 1832

L'histoire du pamphlet
Source: La Quotidienne, du 11 mai 1832

Source: La Quotidienne, du 11 mai 1832

Source: La quotidienne, du 28 juin1832

Source: La quotidienne, du 28 juin1832

Source: La Quotidienne

Il fut poursuivi devant la police correctionnelle pour « outrage personnel au roi » et pour non-respect des formalités d’édition (absence de signature d’imprimeur/éditeur) ; il fut condamné à 1 000 francs selon la reconstitution des faits.

Cet animal fut appelé araignée (à regner)

Cet animal fut appelé araignée (à regner)

"La présente lithographie est d’une grande rareté. Ce n’est pas étonnant, car son apparition et sa première diffusion firent scandale au printemps 1832. Nul autre que le « Roi citoyen » Louis-Philippe est représenté comme une araignée (son corps montre l'image du roi), assise dans sa toile et étendant ses longues pattes pour saisir tout ce qu'elle peut saisir. Leurs proies sont : la liste civile, la "liste incivile", les (idées de) révolution sous la forme du bonnet jacobin et la tête de Louis décapité dans le gouvernement de Louis-Philippe avec également deux seringues à lavement. Le jeu de mots entre « araigné e » et « à regner », prononcé de manière similaire, confirme cette critique, puisque deux traductions sont possibles : « Cet animal s'appelait une araignée », mais aussi « Cet animal était appelé à régner ».

 

Charles-Casimir Savare du Moulin (1783, Cellettes – 1842, Liège) est étroitement lié à la création et à la diffusion de ce tableau, que l’on pourrait à peine qualifier autrement que de caricature. Contemporain du « roi citoyen », il est aujourd’hui difficile d’en retracer tous les détails de sa vie. Partisan de Marie Caroline, duchesse de Berry, il soutenait le projet de voir son fils Henri, petit-fils de Charles X, monter sur le trône de France. Cette loyauté explique l’esprit critique, parfois virulent, dont il fit preuve à l’égard de Louis-Philippe. Ses activités politiques le conduisirent finalement à quitter la France et à s’installer à Liège, ville natale de son épouse, Marie-Anne de Modave. Officiellement, il se présentait comme « lettré », un titre à la fois élégant et un peu pittoresque à l’époque.

 

Savare du Moulin peut très probablement être considéré comme l’un des initiateurs intellectuels de la lithographie. En mars 1832, une copie d’une de ses lithographies – ainsi que plusieurs autres caricatures réalisées selon ce procédé – lui furent confisquées. Le parquet l’accusa d’avoir personnellement offensé le roi et le convoqua devant la police correctionnelle, notamment parce que la publication de l’image n’avait pas été déclarée et qu’aucun nom de lithographe ou d’éditeur n’y figurait, omission jugée délibérée.

Ces événements nous sont connus grâce aux comptes rendus publiés dans La Quotidienne, relatant les débats des 28 et 31 mars, 11 mai et 28 juin 1832. Le 31 mars, le journal rapporte : « La simple observation de cette lithographie (selon le réquisitoire du parquet) suffit à déterminer qu’elle constitue une insulte à la personne du roi des Français, qu’elle compare à un insecte venimeux .. nourris d’or et de sang. »

L’avocat de Charles-Casimir Savare du Moulin plaida habilement que la loi sur la presse relative au crime de lèse-majesté ne s’appliquait qu’aux écrits et aux ouvrages politiques. Sa défense demeura cependant sans effet, et Savare du Moulin fut condamné à une amende de 1 000 francs. Néanmoins, il semble qu’en raison d’une erreur de procédure, il ait pu récupérer les lithographies confisquées.

La famille est priée de quitter Paris et part s'installer rue Saint Séverin, à Liège.

Charles nous quite, le 21 novembre 1842, à Liège, à l'âge de 59 ans.
Bertarnd Joseph Salkin, son gendre, commis greffier au tribunal civil de prem!re instance de Verviers, est témoin, la famille Salkin, Sophie et Bertrand, sont alors domicilés à Verviers.

Acte de décès de Charles

Acte de décès de Charles

Quant à Marie Anne, redevenue Modave sur son acte de décès, elle nous quitte le 12 avril 1864.
Son gendre Bertrand Joseph Salkin, greffier au tribunal de Marche en Famenne, est témoin.
A la date de son décès, elle est domicilée au 15, rue de la Régence, à Liège.

Acte de décès de Marie Anne

Acte de décès de Marie Anne

Rue de la Régence, à Liège

Rue de la Régence, à Liège

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